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« Le stress, c’est dans la tête ! »

« Le stress, ça fait partie du métier ! », « Je fonctionne au stress ! »

Que de formules toutes faites pour désigner un phénomène 100% biologique. Que de lieux communs destinés à exorciser cette peur de reconnaître que l’on souffre de stress.

En effet, le stress peut faire souffrir, physiquement, émotionnellement et peut agir sur notre comportement.
Oui ! Le stress est une réaction biologique, destinée à nous protéger des agressions et des dangers, ou de ce que notre corps perçoit comme des agressions ou des dangers.
Et non ! Le stress n’est pas un moteur. Lorsqu’il devient permanent, il est dangereux pour la santé.

Pour comprendre ce qu’est véritablement le stress, il suffit de partir du nom originel du stress qui est le Syndrome d’Adaptation Généralisé.
Car, il s’agit bien d’un mécanisme d’adaptation physiologique, une réponse en quelque sorte, de notre organisme à une situation stressante.

Vous avez perdu votre téléphone portable ? Que se passe-t-il précisément au moment où vous vous en rendez compte ?

Les pensées négatives surgissent : « Comment est-ce que je vais pouvoir joindre mes enfants ? », « J’attends un coup de fil important », « J’ai toute ma vie, dans ce téléphone ! »…
Les émotions vous assaillent… La peur de ne pas le retrouver. La colère contre vous-même de l’avoir égaré. La tristesse d’avoir perdu toutes vos photos de vacances…
Les réactions physiques interviennent !  Vos muscles se tendent. Votre rythme cardiaque s’accélère. Vous avez l’impression d’avoir le souffle coupé. Des gouttes de sueur coulent le long de votre front. Vos poils se hérissent.

Cet enchaînement de réactions physiques et émotionnelles est normal ! Lorsque vous vivez cet élément déclencheur de la situation stressante, une partie de votre cerveau communique l’information à votre système sympathique. Ce dernier crie « Alerte générale !! » dans tout votre organisme et, afin de mobiliser tous les mécanismes de votre corps pour faire face à cette menace, il provoque la sécrétion des hormones qui vont vous mettre en état d’alerte : l’Adrénaline et la Noradrénaline.

Tout ce branle-bas de combat pour un téléphone portable, me direz-vous ?

Il y a plusieurs millions d’années, un certain Mr Cromagnon, fraîchement arrivé sur cette planète, vit une situation similaire.

Il vient de s’apercevoir qu’il a égaré sa massue et devant lui, un animal féroce, ravi de découvrir cette nouvelle proie, se lèche les babines, tout en montrant ses longues canines.

Que se passe-t-il alors dans le corps de notre ancêtre poilu ? Son système pileux se hérisse, pour effrayer l’adversaire qu’il a en face de lui. Son cœur bat plus vite et sa respiration s’accélèrent, pour apporter de l’oxygène aux muscles qui vont avoir besoin d’être mobilisés de manière urgente. La sueur qui coule le long de son corps humidifie et rafraîchit ses muscles. Il est prêt au combat ! Ou à la fuite…
Car, évidemment, cela dépend de la taille de l’animal prêt à lui bondir dessus. Et si, par malheur, notre homme préhistorique n’était pas dans son bon jour ou ne se sentait pas dans son assiette, et se tétanisait devant les crocs acérés de la bestiole tout aussi préhistorique, il y a de grandes chances pour que Mme Cromagnon soit obligée d’aller faire les courses elle-même.

Vous l’avez compris, notre réaction physiologique au stress est un héritage très ancien. A l’époque, il permettait à Mr Cromagnon de se confronter à des catastrophes naturelles, à des combats entre congénères, à de nombreux dangers, bref, de survivre.

Aujourd’hui, cet héritage biologique est encombrant car, totalement inadapté aux situations que nous pouvons vivre au quotidien dans notre vie personnelle ou au travail.
Il y a peu de chances pour que vous croisiez un vélociraptor à la machine à café, à moins que cela soit votre manager en colère qui vienne vous réclamer un dossier urgent. La notion de danger est, alors, toute relative. Pourtant, l’analyse est la même : fuir ou combattre. Votre vie n’est pas menacée. Et votre corps réagit comme si c’était le cas !

C’est ma réaction au stress. La mienne !

Nous ne sommes pas tous égaux face au stress. Chaque individu s’adapte à la situation stressante en fonction de plusieurs facteurs, plus ou moins aggravants. En fonction de notre vécu personnel, de notre état émotionnel du moment, de notre situation familiale ou professionnelle, de notre état physique, de notre personnalité et de nos peurs.

Prenez par exemple Michel, le comptable*. Quelle est sa réaction face à la perte de son portable ?  Lui qui est si perfectionniste et obsessionnel du détail et de la planification, pour qui l’échec n’est pas possible, ni celui des autres, ni le sien, sa réaction est froide et réfléchie. Il active l’application de localisation de son portable ou appelle son opérateur pour déclarer la perte de son téléphone et faire jouer l’assurance qu’il a bien évidemment  souscrite. Tout va bien… Il gère !

Mais si c’est Mélanie* qui a égaré son portable. Vous savez Mélanie, celle qui s’angoisse pour un rien. Celle qui a toujours peur de faire mal et qui s’excuse constamment pour un oui pou non. Surtout pour un non d’ailleurs, car elle a une peur immense de déplaire à son entourage. Eh bien, quelle sera la réaction de Mélanie ? Elle va se tétaniser, se liquéfier, paniquer, courir dans tous les sens pour demander à chaque personne croisée si elle a vu son téléphone rose. Elle va imaginer un scénario digne du meilleur film catastrophe : « Si ça se trouve, on me l’a volé. Et si ça se trouve, c’est un génie de l’informatique qui a déjà trouvé mon code secret et piraté mon compte en banque. Et je vais recevoir un coup de fil de mon banquier pour me prévenir. Quelle horreur ! Il ne me peut même pas m’appeler, puisque je n’ai plus de téléphone ! ».

Et si jamais Mélanie, ce même jour, a appris une mauvaise nouvelle, a rompu avec son petit copain ou a très mal dormi, la réaction qu’elle aura pour la perte de son portable sera la même que si elle avait assisté à un crash d’avion.

Nous avons tous une ou plusieurs personnalités, avec lesquelles nous venons au monde. Elles nous accompagnent toute notre vie et conditionnent notre manière d’être, et notre vision des choses qui nous entourent. C’est comme si nous avions une paire de lunettes* sur le nez qui, au contraire de corriger notre vue, la déformerait, ou plutôt créerait une vision bien à nous du monde autour de nous. C’est ma paire de lunettes à moi ! C’est ma vision personnelle de la situation stressante que je vis ! C’est ma réaction totalement personnelle au stress !

Mais alors, on pourrait se demander s’il y a quelqu’un qui voit les choses normalement. Dans ce cas, votre normalité ne sera toujours pas la même que celle perçue par votre collègue de bureau.
Et c’est bien de perception dont nous parlons. Tous ces filtres personnels, qui font que Michel se sent en totale sécurité lorsqu’il prend le métro et que Mélanie voit le danger partout, sont des modérateurs ou des amplificateurs du stress. Et plus nous revivons des situations de stress déjà vécues, plus nous construisons de barrières pour nous préserver de la menace qu’elles représentent. Le stress a de la mémoire ! Et plus les situations stressantes se multiplient, plus notre exposition au stress augmente. Nous créons de toutes pièces un cercle vicieux qui nous fait passer progressivement en mode « pilotage automatique » où notre stress prend les commandes de nos pensées, de nos émotions, de notre comportement et des conséquences de notre comportement.

Je peux changer… J’en ai le pouvoir !

L’alchimie du stress est donc très complexe. Elle peut être destructrice pour peu que vos défenses soient faibles et que vous ne savez pas les renforcer.

Cependant, elle repose sur des critères récurrents : le contrôle ou plutôt l’absence de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté ou le principe de changement.

Une fois que vous avez compris ce qui peut déclencher le stress chez vous, que vous avez identifié votre personnalité, vos réactions personnelles émotionnelles, physiques et psychologiques, que vous avez compris l’impact du stress sur votre santé, sur vos relations familiales, professionnelles ou amicales, vous êtes prêt(e) à revêtir votre cape de super-héros des temps modernes.

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En étant accompagné(e), vous pouvez acquérir une panoplie de super-pouvoirs qui vous permettront de vous adapter sereinement aux situations qui, jusque là, vous déstabilisaient, voire vous rendaient malades. La liste des maladies psycho somatiques provoquées directement ou indirectement par le stress est interminable. Parce que notre corps imprime ce que nous n’exprimons pas. Un stress étouffé, non exprimé, ravalé, en d’autres mots, le « mal à dire » devient progressivement une autoroute vers la maladie, pouvant aller de maux gastriques jusqu’au cancer.

Ainsi, vous pouvez passer de la Mélanie anxieuse et angoissée à une Wonder-Woman faisant face à tous les dangers, grâce à ses nouveaux super-pouvoirs :

Vous avez d’abord le pouvoir de changer !
Le pouvoir de respirer,
Le pouvoir de faire le vide mental,
Le pouvoir de gérer vos émotions,
Le pouvoir de détendre vos muscles quand vous voulez, où vous voulez,
Le pouvoir de penser positif,
Mais également, le pouvoir de dire non, lorsque votre charge de travail est à son maximum,
Le pouvoir d’accepter l’échec,
Le pouvoir de reprendre confiance en vous,
Le pouvoir de séparer votre vie « pro » de votre vie « perso »…

La sophrologie, la méditation de pleine conscience, les techniques de développement personnel, des pratiques telles que le Qi-Gong, le Yoga, la relaxation, la psychologie positive sont autant de moyens pour révéler le « super-chasseur de stress » qui sommeille en vous !

Armé(e) de techniques et d’outils de gestion du stress, vous voilà prêt(e) à affronter les vagues du quotidien comme les tempêtes.

 

* Toute ressemblance avec des personnages existants ou des situations déjà vécues est totalement fortuite
* Merci à Sandra