Accompagner le droit à la déconnexion

Accompagner le droit à la déconnexion

En vigueur depuis le 1er janvier 2017, le droit à la déconnexion est devenu un sujet majeur qui s’inscrit dans une démarche plus globale sur le bien-être et la qualité de vie au travail. Accompagner la déconnexion dans l’entreprise est désormais l’affaire de tous !
En effet, derrière l’utilisation des outils numériques se dessine une problématique bien plus large. Au-delà de l’efficacité et de la performance, c’est bien la santé physique et psychologique des salariés et des managers, à la réduction des capacités cognitives, et à l’équilibre entre vie personnelle et vie privée qui sont touchés.

« L’humanité a produit, au cours des 2 dernières années, plus de données qu’en 2 000 ans d’histoire !»

« En moyenne, un cadre français  est interrompu toutes les 7 minutes dans son travail par le numérique. Il lui faut jusqu’à entre 20% et 100% de temps et 30% d’énergie supplémentaires  pour se reconcentrer après une interruption. » Gaël Alain, docteur en psychologie cognitive.

9 travailleurs Français sur 10 consultent leurs mails personnels au travail. Inversement, 78% consultent leurs mails professionnels en dehors des heures de travail et pendant leurs congés. A noter aussi que 62% consultent leurs e-mails devant la TV et 42% dans leur lit. (Etude d’Adobe – 2016)

Selon une étude récente, chaque semaine, un individu reste ainsi en ligne pendant 20 h dans le cadre de son activité professionnelle

Et pendant 36 heures pour occuper son temps libre.

Ces 56 heures hebdomadaires représentent une durée cumulée de 122 jours par an. Ce qui fait qu’une personne de 82 ans aura passé 27 ans de sa vie devant un écran.

Ordinateurs, smartphones, tablettes, mails, réseaux sociaux et autres applications font partie intégrante de notre quotidien, et nous leur accordons jusqu’à la moitié de notre temps et surtout, nous leur dédions une bonne partie de notre charge mentale, pour passer régulièrement dans un état de surcharge mentale.

Plus que jamais, l’accélération des flux de communication, le fonctionnement constant en mode multi-tâches, et la surcharge informationnelle ont entraîné les collaborateurs des entreprises dans un état de stress numérique.

Ce nouveau syndrome est alimenté par un sentiment d’urgence permanent, un besoin implicite d’instantanéité et de disponibilité, imposé par nos usages numériques.

La multiplication des mails, des messageries instantanées, des communications par SMS interposés ont  transformé la relation humaine en relation digitale au détriment de la communication directe et donc non-verbale.

La crise sanitaire et le télétravail de crise a plongé les salariés dans le « grand bain numérique » avec une surexposition digitale imposée et un passage douloureux du nomadisme au statisme, entraînant de nombreux indésirables sur la santé physique et mentale.

Déconnecter ne veut pas dire tout couper, mais cela peut vouloir dire tout changer ! Accompagner le droit à la déconnexion, c’est accompagner le changement. Un changement de plus. Peut-être plus douloureux que d’autres pour certains.

Cela passe par de la pédagogie, de la sensibilisation, de l’information et de la formation.

Mais cela passe surtout par la responsabilisation du manager et de son rôle-clé d’acteur inconscient du stress numérique de son équipe. La culture managériale de l’entreprise est souvent à l’origine de la surcharge informationnelle, du déséquilibre des temps de vie et de l’hyperconnexion des collaborateurs.

Lorsque chacun en prend conscience et que l’on décide de manière collective et concertée de changer les règles qui se sont instaurées avec le temps, la démarche d’accompagnement du droit à la déconnexion prend véritablement son sens.

droit à la déconnexion

Comment accompagner le droit à la déconnexion numérique dans votre entreprise ?

Une fois passée la dimension juridique du droit à la déconnexion, formalisée par signature d’un accord avec les représentants du personnel, se pose de nombreuses questions sur les actions à mettre en œuvre pour déployer la déconnexion auprès des collaborateurs.

La déconnexion repose sur le volontariat et non sur la contrainte.

Comme pour tout processus de changement, la communication sur les risques est utile, mais donne rarement de bons résultats, si elle n’est pas accompagnée d’actions dans lesquelles chaque individu y trouvera un bénéfice.

Les actions de sensibilisation telles que les conférences, les ateliers thématiques et les séminaires  contribuent à une prise de conscience personnelle des comportements digitaux individuels et de leur impact sur le bien-être collectif.

 

Quelles actions mettre en place dans votre entreprise ?

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