Le stress au travail

Le stress au travail

Selon le sondage réalisé en janvier 2016 par BVA pour la Chambre Syndicale de la Sophrologie, 61% des Français déclarent se sentir stressés la plupart du temps ou de temps en temps. Ce sont les catégories de populations les plus favorisées (CSP+), les femmes et les personnes de moins de 50 ans qui se montrent les plus stressées. 53% de salariés et 68% des managers subissent un stress régulier dans leur travail, selon le 16e Baromètre Cegos sur le climat social au travail.

16e Baromètre Cegos sur le climat social au travail.

  • 53% des salariés
  • 68% des managers

Nous ne parlons pas du stress du travail, mais bien du stress au travail.

Certains métiers sont intrinsèquement soumis à une forte exposition au stress. Dans ces cas, il est directement lié à l’activité, à l’environnement de travail et aux responsabilités supportées. Un pilote d’avion sera plus fortement exposé au stress qu’un employé de bureau. Mais, pour ce dernier, c’est l’individualisation de sa réaction, de sa réponse à la situation stressante, telle qu’une surcharge de tavail, qui conditionnera son adaptation positive ou négative.

Dans le premier cas, le stress peut devenir un moteur. Il déclenche la dose d’adrénaline dont l’individu a besoin pour avancer et se dépasser. Dans le cas d’une adaptation négative, il réduira sa performance au lieu de la stimuler.

Comprendre ses stresseurs (ce qui me stresse), ses propres réactions physiques, émotionnelles et psychologiques en situation de stress, c’est décrocher les clés pour reprendre le contrôle de soi, de ses émotions, bref, de sa vie.

Dans le cadre du travail, les déclencheurs de stress ou stresseurs sont souvent liés à quatre facteurs clés : la perte ou l’absence de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté et l’ego. On retrouve ces grands thèmes dans les principales causes de stress en entreprise :
Changement de stratégie d’entreprise, d’organisation, de locaux ou de poste
• Dépendance des sous-traitants ou d’autres membres d’une équipe projet
 Dysfonctionnements dans l’organisation du travail
Charge de travail difficile à planifier
 Pression économique, pression des délais et de l’activité
Relations interpersonnelles
 Conditions de travail : open-space, plateau téléphonique, milieu bruyant
Manque de soutien, de reconnaissance ou de confiance…

La surexposition à ces situations dans la durée sans prise en charge spécifique aboutit à la phase d’épuisement, donc de décompensation,menant au burn-out.

« L’apparition de cas de burn-out va d’abord résulter de l’existence d’une situation de travail qui présente des caractéristiques favorables à son apparition, mais le risque de burn-out n’est pas indépendant de la personnalité. Il touchera en particulier les personnes les plus engagées, consciencieuses, très vigilantes sur la qualité, typiquement les personnes très mobilisées dans le travail que les employeurs recherchent en priorité ! » (Extrait du guide « Prévenir le burn-out » de la Fédération des Intervenants en Risques Psychosociaux – Mars 2016 )

La régulation des relations conflictuelles, la résolution des dysfonctionnements opérationnels engendrant une souffrance au travail, l’accompagnement des évolutions et du changement passent nécessairement par un management bienveillant, rompu au techniques de gestion du stress au travail. Un manager formé à l’identification et à la prévention des risques psycho-sociaux est à même de déceler les signes qui permettront de préserver la santé psychique et physique de ses collaborateurs.

Un salarié capable d’identifier une situation stressante et de s’y adapter sereinement devient un acteur de son mieux-être au travail.

Mieux vaut prévenir que guérir

Il est reconnu aujourd’hui que l’impact du stress a des conséquences  directes et indirectes sur la santé, et sur l’apparition de maladies psychosomatiques. Devant l’accroissement de l’impact économique du stress et des arrêts de travail qui lui sont directement attribués, entreprendre une démarche de prévention devient vital.

Le 3e Plan Santé au Travail 2016-2020 met d’ailleurs l’accent sur l’enjeu de cette démarche en faisant de la prévention une priorité et de la qualité de vie au travail un axe stratégique.

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